DECAP

DECAP

DECAP, originaire de la banlieue sud de Paris, découvre le graffiti dans l’année 1990 accompagné de toutes les sous-cultures qui peuvent entourer le phénomène dont le Hip Hop et la B-Boyerie. Il y prend rapidement goût, tombe dedans, n’en ressortira pas !

Il virevolte entre différents tags (Saxo, Epok…) puis s’arrête sur le blaze DECAP en 1992. Une révélation pour lui, 5 lettres, un nom qui sonne graffiti avec de l’impact, facile à retenir et compréhensible…

À partir de cette date, l’histoire prend une autre tournure et son investissement au sein du graffiti vandale devient prolifique et exponentiel. Il rejoint différents groupes de sa région dont les 3MF, KDR ou encore les SEP en 1994. Voies ferrées, tags intérieur/extérieur, brulures, errance nocturne entre potes, le chemin classique d’un taggeur…

1995, année clefs dans l’évolution du travail de DECAP. Avec la grosse grève de 1995, une discipline alors pratiquée de manière épisodique va devenir pour lui le but ultime dans l’art du vandalisme : le graffiti sur train ou sur metro. À partir de ce moment, à ces yeux, seul le graffiti pratiqué sur cette surface à un intérêt…

Boosté à l’adrénaline et à la dopamine, les sessions aux quatre coins de la banlieue s’enchaînent en solo ou en groupe. Les connexions se font notamment avec les groupes P4 et D7K. Une fusion en 1997 donnera vie au groupe 1k. L’équipe est forte et ultra-motivée.

Au sein du groupe 1k, le trio ODB (Osey, Decap et Brize) redouble d’effort et s’impose sur train et devient la plaque tournante à la création ! L’assurance et la maturité dans le trait se font sentir. La qualité des actions est de plus en plus qualitative le tout réalisée dans des temps records.

Rapidement DECAP s’exporte à l’étranger, en mode InterRail, part à la conquête des systèmes européens…Hollande, Grèce, Angleterre, Allemagne, Belgique, Espagne, Italie, Suisse, Autriche, Suede, République Tchèque, Pologne…

Un beau matin de janvier 2002. Le rêve devient cauchemar, enquête et délation, une brigade dédiée au démantèlement du graffiti vandale fais irruption à son domicile pour y effectuer une perquisition et procéder à son arrestation…

L’histoire ne s’arrête pas là pour DECAP, le cote vandale de son travail fait partie intégrante de son parcours et de son passé, pour lui, le graffiti c’est pour la vie ! Dorénavant Il décline son style sur d’autres supports tout en pérennisant la fraîcheur spontanée du graffiti vandale…